Alternative
Santé - L'Impatient,
le mensuel de votre santé au quotidien. Se soigner autrement grâce
aux ressources des médecines alternatives et naturelles.
L'intrt
des medecines complmentaires en cancrologie est de fournir aux
malades des moyens supplmentaires pour affronter la maladie.
Avec, peut-tre, de meilleures chances de succs.
methodes nonconventionnelles
Les
faits sont l, ttus et irrfutables : tous les cancrologues
ont dans leur clientle des malades dont la trajectoire sest
joue des statistiques. Contre toute attente, en dpit dun
pronostic pessimiste, certains gurissent et/ou survivent de façon
inespre dans des conditions relativement satisfaisantes. Miracle,
hasard ou chance ? Il est sans doute possible de forcer un peu
le destin. Les medecines complmentaires peuvent y contribuer.
Complmentaires , le mot est important. Il signifie : en
complment de . Ces medecines ne doivent, en aucun cas, prtendre
se substituer aux traitements conventionnels. Dailleurs,
les therapeutes qui les prconisent ne nient pas lintrt
des approches classiques. Mme sils mettent parfois des
rserves quant leur recours dans le temps et sils regrettent
la systmatisation de la chimiotherapie et la rigueur des protocoles.
Surtout, ils sont les seuls proposer une approche globale de
la maladie. Ce que rsume dune formule le Dr J.-F. M. :
Quand le diagnostic du cancer est pos, ce nest pas pour
la tumeur quil y a urgence mais pour la personne.
amlioration
de ltat général
Premier souci
donc : ltat général du malade. Priorit est donne tout
ce qui peut lamliorer : apport de certains nutriments tels
que le slnium, les vitamines C et E et autres conseils alimentaires
; amlioration du sommeil grce la dtente, loxygnation,
lhomeopathie, la phytotherapie ; amlioration de ltat
nergtique par les techniques nergtiques : acupuncture, medecine
traditionnelle chinoise, auriculomedecine selon la technique de
Paul Nogier (voir ALTERNATIVE SANT - LImpatient
n 206) ; attention particulire aux situations
de stress, de conflits (aide psychologique, apports des fleurs
de Bach, de lhomeopathie ). On fabrique tous les
jours des cellules cancreuses, expose le Dr E. M. (1), et naturellement
notre organisme est capable de les dtruire. Cest cette
possibilit quil faut renforcer en stimulant le systme
immunitaire et en luttant contre la fabrication des radicaux libres
qui freinent son bon fonctionnement.
Effets
secondaires
Second intrt
des medecines complmentaires : la prise en charge des effets
secondaires des traitements classiques.
Contre la
fatigue et les traumatismes occasionns par la radiotherapie,
le Dr E. M. utilise divers moyens. Ils vont de la silice totale
(sous forme organique) aux srocytols (extraits dorganes
et de tissus animaux immuniss contre certains antignes) en passant
par les 3 acides de Le Foll (utilisation locale ou par voie orale).
Pour amliorer
la rsistance du foie face la toxicit de la chimiotherapie,
on peut faire appel au pouvoir protecteur dune plante dorigine
africaine : le Desmodium ascendens ; des plantes draineuses
: Chrysantellum americanum, le chardon marie, la bardane, lartichaut
; des cataplasmes dachille millefeuilles ou dargile
sur la zone du foie ; lhomeopathie (Nux vomica, L114 de
Lehning).
Pour viter
la chute des globules blancs conscutive aux cures de chimiotherapie,
on peut faire appel limmunotherapie dose infinitsimale
(cela consiste prparer de façon homeopathique les substances
produites par le systme immunitaire ou cytokines, comme linterfron,
linterleukine, le TNF ) ; aux oligolments (Cuivre-Or-Argent)
; la teinture dune autre plante africaine : Gnidia kraussiana
ou sa voisine mditerranenne, le DPG (Daphne Primeverosyl Genkwanine),
qui contient le mme principe actif.
Enfin, il
existe des solutions alternatives qui interviennent sur le processus
cancreux proprement dit. Cest le cas du DPG que lon
peut utiliser seul dans certains types de lymphomes (voir pages
62-63). Cest galement le cas dautres substances dont
laction va venir complter celle des traitements classiques.
Il sagit de lextrait de gui ou Viscum album (utilis
par les medecins anthroposophes voir
ALTERNATIVE SANT - LImpatient n 251) que lon
trouve sous differentes dnominations : Iscador, Helixor, Eurixor
et Vysorel/Isorel ; des Physiatrons de Solomids ; de la plante
Pao Pereira tudie par le Pr Mirko Beljanski et dautres
chercheurs comme le Pr Maurizio Grandi, ethnopharmacologue Turin
(Italie) ; de lassociation de 3 acides a. tribromoactique,
a. trichloroactique et a. trifluoroactique mise au point
par le Dr Le Foll et qui catalyse un processus de rgnration.
Dautres
substances annexes sont parfois prescrites. Citons les orotates
du Dr Nieper (voir ALTERNATIVE SANT - LImpatient
n 226) qui constituent dexcellents transporteurs
de magnsium, potassium, calcium, lithium ; differentes enzymes
telles que la bromlase et le carzodelan (extrait de pancras)
; le squalne provenant du foie de requin, et prcurseur dune
hormone la DHEA (pour dhydropiandostrone), rpute lutter contre
le vieillissement cellulaire et qui est ncessaire lorganisme
pour reconnatre les cellules cancreuses.
Autre substance
provenant du requin : son cartilage, suppos limiter la formation
de vaisseaux sanguins ou angiognse ncessaires la croissance
de la tumeur.
Citons enfin
la therapie du Pr Luigi Di Bella, qui a dfray la chronique italienne,
ces dernires annes. Elle aussi fait appel deux hormones normalement
produites par lorganisme : la somatostatine (qui rgule
la multiplication cellulaire par le biais dune hormone de
croissance) et la mlatonine, auxquelles il associe des vitamines
anti-radicaux libres et une molcule synthtique, la bromoscriptine.
La diversit
des pistes proposes ici est la preuve dune part que personne
na encore trouv la solution, car si cela tait, lune
ou lautre de ces voies aurait definitivement fait lunanimit.
Et dautre part que le cancer est une maladie trop complexe
pour se laisser apprhender dune seule maniere. Ainsi, certains
types de cancers rpondent mieux que dautres certaines
approches. Cest ce que rsume le tableau,
ralis grce au Groupe de recherche et dchanges sur les
techniques alternatives et complmentaires, un regroupement de
prs de deux cents medecins proposant des therapeutiques complmentaires
leurs malades et ayant partag leur exprience.
Tout cela
pour quels rsultats ? Difficile dtre objectif : chaque
therapeute fait tat de guerisons exceptionnelles. Sans pouvoir
toujours dterminer la part de son traitement ou de celui mis
en place par le centre de cancrologie. La rciproque est de plus
en plus souvent vraie. Ainsi, le Dr Y. L. compte dans sa clientle
deux malades atteints de mlanomes qui ragissent bien son traitement
par les 3 Acides de Le Foll, malades que le cancrologue du CHU
voisin soigne galement et quil a inclus dans les trois
cas cits en exemple pour leur volution favorable !
Outre des
rsultats positifs enregistrs ici et l, lapproche complmentaire
du cancer permet souvent aux malades de vivre au-del du pronostic
formul initialement par lhpital. Cela dans des conditions
bien suprieures la moyenne. Les malades retrouvent lapptit
de vivre, la faim, souffrent moins, rsistent mieux et plus longtemps
aux effets secondaires des traitements classiques. Jusquau
bout, explique Marie-Pierre, dont le mari a rcemment succomb
un cancer de la prostate diagnostiqu alors quil prsentait
dj une quarantaine de mtastases osseuses, il a conserv un
teint frais et rose et une bonne minralisation osseuse, ce qui
a empch quil ne se casse les os. Et puis cela conforte
le malade et son entourage dans une forme de combat et despoir
!
choisir
les bons therapeutes
Bien videmment,
impossible pour un malade de suivre lensemble des ressources
dcrites ci-dessus (cette liste nest pas exhaustive). Comment
faire le bon choix parmi les therapeutes et leurs pratiques ?
Il existe differents critres.
Dabord
ceux qui relvent de soi. En particulier de lendroit o
lon habite, car le nombre de praticiens est limit, et la
fatigue nerveuse et physique des voyages doit tre prise en compte.
Et des ressources dont on dispose. Malheureusement le cot de
ces methodes complmentaires sera essentiellement votre charge,
et certaines sont parfois onreuses.
Ensuite
ceux qui ont trait au medecin. Soyez circonspect si celui-ci prtend
demble pouvoir vous gurir ; si le prix de sa consultation,
dont vous aurez pris soin de vous informer au pralable, dpasse
le raisonnable et sil prfre les espces sonnantes et trbuchantes
au chque dment libell son nom ; sil explique prfrer
travailler seul, car alors il perd la possibilit de se laisser
interpeller par des confrres ; sil ne tient pas compte
des avis mis par dautres et sil vous incite rompre
avec la cancrologie officielle.Quoi quil en soit, chaque
therapeute aime travailler avec ses outils, ceux quil connat
bien et quil sait bien utiliser. Donc aucun ne pourra vous
proposer lensemble des techniques ci-dessus. Heureusement
dailleurs, car vous nauriez plus de temps pour penser
autre chose qu la maladie. Pour viter toute angoisse
supplmentaire, il est judicieux de sentraner au lcher-prise.
Il faut retrouver lenfant ou le nouveau-n qui est en
soi , confie le Dr J.-F. M. Celui qui dinstinct sait placer
sa confiance. Vous serez sr davoir fait le bon choix quand
vous vous sentirez en accord avec la dcision prise.
Plus que tout
autre maladie, le cancer a des rpercussions psychologiques. Et
la force du mental joue un rle clef. Parce que le corps physique
dpend du systme neuro-immuno-endocrinien, un auteur amricain,
Carl Simonton propose de se reprsenter positivement dans sa tte
des images charges motionnellement o le systme immunitaire
combat la tumeur afin que cette reprsentation deviendra ralit.
Sans nier lintrt indiscutable de telles visualisations,
elles ne peuvent faire lconomie dautres traitements.
De son ct, un Allemand, le Dr Hamer est convaincu que le cancer
trouve son origine dans un conflit non rsolu. Et que la localisation
du cancer dpend du type de conflit (avec le pre, la mre, lemployeur,
les autorits, le conjoint ). Certains medecins utilisent
ces principes pour travailler psychologiquement avec le malade,
cest--dire cerner les conflits qui ont pu provoquer la
tumeur, afin dessayer de les rsoudre et aider ainsi lvolution
de la maladie.