Alternative
Santé - L'Impatient,
le mensuel de votre santé au quotidien. Se soigner autrement grâce
aux ressources des médecines alternatives et naturelles.
C'est
chez l'enfant que le taux de guerison du cancer est le plus important:
70 80% selon le type de cancer. Des rsultats prometteurs qui
ne sauraient faire oublier la tragdie familiale que la maladie
provoque.
Le
cancer npargne pas les enfants, mme les trs jeunes. 40
% des cancers recenss avant lge de 15 ans (Le terme
enfance en medecine recouvre celui dadolescence. La
pdiatrie et ses services ayant pour objet les personnes de 0
15 ans), concernent les moins de 4 ans.
Loncologie
pdiatrique se situe demble dans une relation tripartite.
La maladie touche lenfant, mais ce sont les parents qui
sont impliqus par les dcisions prendre et qui les feront accepter
par les enfants. Le corps medical doit gagner la confiance de
lenfant et des parents souvent jeunes, peu
aguerris dans leur rle de parents , pour obtenir la pleine
coopration des uns et des autres, dans un contexte o les enfants
sont particulierement sensibles aux sentiments et aux non-dits
Les leucmies
sont, avec les tumeurs du cerveau, les grandes pathologies cancreuses
de lenfant. Elles possdent en commun certaines caractristiques
:
leur rapidit dapparition et de croissance (pour les tumeurs
solides), ce qui ne prvaut en rien de leur gravit ;
le bon tat de sant apparent de lenfant quand elles surviennent
;
leur sensibilit aux chimiotherapies, ce qui explique limportant
taux de guerisons enregistr : toutes localisations confondues,
plus de deux enfants sur trois gurissent aujourdhui de
leur cancer. Mais ces guerisons se paient quelquefois au prix
fort : chimio trs intensive, rendue tolrable par un soutien
de la fonction hmatologique, greffes de moelle osseuse dans les
cas de leucmies aigus et ncessit de sjour en chambre strile
sans contact physique avec la famille pendant la dure du traitement
(Quotidien du medecin, fvrier 1993)
le fait quil sagisse dindividus en devenir dont
lavenir pourra se trouver grever par les squelles des traitements.
Il existe
deux types de complications tardives : les secondes tumeurs qui
surviennent quelques annes plus tard. Dans un tiers des cas,
elles sont directement lies la radiotherapie. Certaines chimiotherapies
sont responsables de leucmies quelques annes plus tard. Et des
complications non tumorales lies la toxicit des traitements
en particulier la radiotherapie. La chirurgie peut occasionner
des invalidations importantes qui devront tre compenses au fur
et mesure de la croissance des tissus.
Amliorer
les traitements, crit le Dr Xavier Rialland, oncopdiatre au
CHU dAngers, Maine-et-Loire (Dans le bulletin de
lassociation Soleil-Afelt.), cest aussi prendre
en compte et prvenir la survenue dventuelles squelles,
quelles soient dordre physique ou psychologique. Il
est important de ne pas rompre le lien avec lcole. Dans
certains services, des enseignants assurent, parfois bnvolement,
un service minimum lors de lhospitalisation et des
bibliothques de travail y sont quelquefois associs.
Les parents
seront particulierement attentifs la lutte contre la douleur,
possible dans la grande majorit des cas. Elle fera partie des
impratifs que simposera lquipe medicale ou le medecin
de famille quand lenfant sera de retour chez lui. noter
que chez les tout-jeunes enfants il existe des signes de douleur
qui ne trompent pas : attitudes dimmobilit, de protection
dune partie du corps, de repli sur soi, geignements
(voir ALTERNATIVE
SANT - LImpatient, davril 1999, n 255). On
ne ressort pas indemne dune telle exprience, conclut Monique
Gallot. Il faut permettre lenfant et sa famille de sortir
grandis de lpreuve.
On
compte environ un cas de cancer pour 8 000 enfants de moins de
15 ans ;
Soit
2 000 nouveaux cas par an en France ;
Les
leucmies reprsentent 30 % des cas ; les tumeurs crbrales 20
% ; les lymphomes (maladie de Hodgkin comprise) 15 % ; les tumeurs
des os, des reins, des muscles, des ganglions sympathiques, etc.
35 %.