Alternative
Santé - L'Impatient,
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aux ressources des médecines alternatives et naturelles.
LE
GUIDE DES VACCINATIONS
Nous
ne sommes pas gaux devant les vaccinations
la lueur de limmunologie moderne, les vaccinations apparaissent
comme une loterie. Une majorit de patients sy retrouve,
mais une minorit croissante risque dy perdre plus que
la mise.
Jusqu
maintenant, la vaccination nous tait prsente dune maniere
trs simple. Lintroduction dans lorganisme dun
agent infectieux (bactrie ou virus, attnus ou inactivs)
ou de toxines attnues produites par cet agent (dans le cas
des anatoxines) devait induire une premire atteinte contrle.
But recherch : provoquer une raction de lorganisme susceptible
de le rendre rsistant au mme agent virulent.Or, en 1991, deux
chercheurs de linstitut Pasteur de Lille crivent quil
faut changer notre maniere de penser la notion de vaccination,
qui se prsente de façon infiniment plus complexe quautrefois
( Les nouvelles stratgies de la vaccination , article
dAndr Capron et Jean-Claude Ameisen, La Rvolution de
limmunologie (supplment La Recherche, novembre 1991).
Jusqu prsent, il tait admis que tout agent tranger
introduit dans lorganisme, appel antigne
, provoquait comme effet le plus directement observable la production
de molcules nouvelles, appeles anticorps.
Ces anticorps
taient censs neutraliser lantigne, selon le mme principe
que linteraction poison-contrepoison. Or, ce ntait
l que la partie merge de liceberg, car on ne savait
que peu de choses du systme immunitaire. la fin du sicle
dernier, Metchnikoff avait bien dcouvert le phenomene de la
phagocytose. Cest--dire la propriete quont certains
globules
blancs (leucocytes) denglober et de digrer les bactries.
Mais on ignorait peu prs tout de la complexit des mcanismes
naturels de défense. Il y a deux sicles, Voltaire crivait,
en substance : La medecine consiste introduire des drogues
que lon ne connat pas dans un corps que
lon connat encore moins bien. Cette citation pouvait
encore parfaitement sappliquer la vaccination, il y
a peu de temps, et devrait continuer faire rflchir.Ce nest
que dans les annes 1960 que lon a compris vritablement
les deux aspects de la rponse immunitaire : rponse humorale,
dune part, avec les anticorps
; rponse cellulaire, dautre part, avec les lymphocytes.
Mais il faut distinguer deux catgories principales de lymphocytes,
les lymphocytes B et
les lymphocytes T, et
prendre aussi en considration le rle du thymus, glande qui
intervient dans la maturation des lymphocytes T. Enfin, on a
dcouvert les sous-populations de lymphocytes T (dont Tc
et Th), et plus rcemment
les sous-populations de lymphocytes Th (Th 1 et Th 2). la
suite des travaux de lquipe du Pr Dausset, dans les annes
1960, les chercheurs dcouvrirent le systme CMH
(Complexe majeur dhistocompatibilit)...
Alors que
les groupes sanguins (A, B, AB, O, Rhsus) sont dtermins par
la prsence de certaines molcules sur la membrane des globules
rouges, les groupes CMH sont dus des molcules portes par
la membrane de la plupart de nos cellules. Ces molcules ayant
t dcouvertes pour la premire fois sur les globules blancs
(ou leucocytes), ce systme est aussi appel HLA (Human Leucocyte
Antigen). Cest ce systme que lon recherche avant
les transplantations dorganes, afin que le CMH du donneur
soit aussi proche que possible du CMH du receveur, pour rduire
au minimum la raction de rejet. Tous les lments de ce systme
cooprent. Le schma rsume les interactions entre les composants
connus du systme immunitaire et du CMH. La recherche a montr
que lorganisme ne reconnaissait comme antigne quune
ou plusieurs des molcules portes par lenveloppe des
agents infectieux ou scrtes par eux (toxines). La plupart
de ces molcules sont des protines. Cest--dire des enchanements
de plusieurs centaines dacides amins dont lorganisme
ne reconnat que de petites squences appeles peptides antigniques.
Cette reconnaissance se fait directement par les lymphocytes
B qui, ainsi stimuls, se multiplient et se transforment
en cellules, appeles plasmocytes,
capables de scrter des anticorps (partie droite du schma).
Dans les cas les plus simples, ces derniers agissent par neutralisation.
La mise en jeu des lymphocytes
T est plus complexe...