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LE GUIDE DES VACCINATIONS

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rougeole

 

Vaccin NON obligatoire

ge de vaccination OFFICIELLEMENT recommand : 1 injection partir de 12 mois en mme temps que les vaccinations oreillons et rubole. Pas de rappel, sauf en cas de vaccination avant l’ge de 12 mois (pour les enfants accueillis en collectivit) : un rappel est alors ncessaire six mois aprs la vaccination. En outre, une seconde vaccination ROR est recommande 6 ans, pour tous les enfants y compris ceux qui sont dj vaccins. La vaccination ROR 11-13 ans est recommande pour les enfants non encore vaccins et n’ayant pas eu la maladie.

Vaccins commercialiss :

* Vaccin simple : Rouvax
* Vaccin double (rougeole, rubole) : Rudi-Rouvax
* Vaccin triple (oreillons, rougeole, rubole) : ROR Vax, Priorix.

Le microbe et l’infection

La rougeole est une maladie trs contagieuse due un myxovirus, le virus morbilleux. Il est transmis par les scrtions nasales ou par l’air expir (postillons). Avant les campagnes de vaccination, la quasi-totalit des enfants entre 6 mois et 6 ans taient contamins. Le nombre de cas annuels de rougeoles, qui variait de 200 000 400 000, avant les vaccinations massives, tourne autour de 50 000 depuis le milieu des annes 80.

La maladie

La maladie se manifeste par une fivre leve, une toux, un coulement nasal, la conjonctivite et une ruption cutane sous forme de plaques rouges. Elle est en général bnigne, avec parfois des complications respiratoires (otites, bronchopneumonies) et, exceptionellement, des encphalites (entre 15 et 30 cas par an dans les annes 1980, moins de 5 cas par an dans les annes 1990), qui peuvent entraner des convulsions et parfois des paralysies. Il en existe aussi une forme trs grave qui peut se dclarer plusieurs annes aprs (huit ans en moyenne) : la panencphalite sclrosante subaigu (entre 10 et 30 cas par an dans les annes 1980, moins de 5 cas par an dans les annes 1990). Les complications se produisent chez des sujets immunodprims (immunodepression constitutionnelle ou acquise par une maladie ou certains traitements) ou malnutris (notamment dans les pays du Tiers-Monde). Le risque de complications augmente avec l’ge (outre des complications respiratoires, il y a notamment des atteintes hpatiques chez l’adulte). La maladie se soigne avant tout par le repos, les medicaments anti-fivre, les soins d’hygine du nez (srum physiologique), les sirops pour la toux. Les antibiotiques sont sans action sur le virus et rservs aux complications respiratoires.

Le vaccin

Le vaccin est prpar partir d’une souche de virus vivant attnu par passage sur des cellules d’embryons de poulets. Une injection sans rappel suffit. Toutefois, une seconde dose est recommande entre 3 et 6 ans chez les sujets vaccins pendant l’enfance. Depuis 1999, le vaccin est gratuit pour les enfants de moins de 13 ans, lorsqu’il est prescrit sous la forme du vaccin triple ROR.Selon le Guide des vaccinations, son efficacit srologique est estime entre 97 % et 100 % (taux de vaccins ayant des anticorps). Le vaccin n’est en principe recommand qu’ partir de 12 mois, car il y aurait 20 30 % d’checs avant cet ge. L’efficacit clinique varie, selon les tudes, entre 90 et 95 %. L’immunit confre par le vaccin serait trs longue (au moins quinze ans prcisait l’dition 1995 du Guide). Avec un taux de vaccination important, la rougeole ne toucherait plus que quelques dizaines de milliers d’enfants chaque anne en France, dix fois moins qu’il y a trente ans (aux tats-Unis, il n’y aurait plus que quelques centaines de cas par an), et les cas d’encphalites ou de PESS sont devenus exceptionnels (quelques cas par an).

Contre-indications

Contre-indications générales aux vaccins vivants. Dficits immunitaires congnitaux ou acquis. Allergie l’œuf : selon le Guide des vaccinations, tant donn que le vaccin est prpar sur embryons de poulets, ce risque n’est que thorique. Allergie aux antibiotiques (nomycine, kanamycine). Fivre (contre-indication temporaire).

Effets indsirables officiellement admis

Pour le Guide des vaccinations, le vaccin rougeoleux est bien tolr . Il note toutefois quelques ractions générales : fivre et/ou ruption durant un deux jours la deuxime semaine, exanthme (rougeurs), catarrhe (toux grasse) passager, conjonctivite. Le Guide cite une enqute amricaine qui relve une fivre gale ou suprieure 39,4 dans 5 15 % des cas et des convulsions fbriles dans 1 cas pour 4 millions de doses (soit 2 4 millions de vaccins, si l’enfant a reu une ou deux doses). Des encphalites ont t signales dans la proportion de 1 cas pour 2 millions de doses, le Guide prcisant qu’il s’agit d’une proportion quivalente celle qui se produit naturellement dans la population générale de mme ge. En outre, des purpuras thrombopniques (hmorragies cutanes) qui gurissent sans squelle ont t observs. Enfin apparat une anergie tuberculinique , perturbation immunitaire qui dure un mois, pendant lequel le BCG est contre-indiqu et les tests de contrle inInterpretables.

Constituants du vaccin susceptibles d’entraner des effets indsirables
Cellules d’embryon de poulet. Nomycine. Kanamycine.

Le nombre de complications relles dues la rougeole et notamment les PESS (panencphalites subsclrosantes) est surestim, en revanche les accidents post-vaccinaux sont sous-estims.

Commentaire d’alternative sant - l’Impatient

Le vaccin contre la rougeole, prsent comme bien tolr, est finalement moins anodin qu’il n’y parat si l’on regarde l’ensemble de ses effets indsirables. Il entrane une anergie tuberculinique , perturbation de l’immunit qui ngative les tests tuberculiniques pendant au moins un mois. Cela prouve que, comme la maladie, le vaccin provoque une forme d’immunodepression passagre. Une tude de la revue Science (n 273, 1996, rapporte dans la revue française AIM n 30, 1996) signale que cette depression immunitaire est la raison pour laquelle la rougeole est la premire cause de mortalit infantile dans les pays en voie de developpement. Elle agit comme cofacteur en favorisant d’autres infections qui sont les causes directes des dcs. L’article prcisait que les souches virales actuellement utilises pour les vaccins pourraient avoir le mme effet depresseur immunitaire, d’o un danger chez les tout jeunes enfants . Certaines tudes retrouvent des taux de convulsions et de purpuras suprieurs ceux qui sont reconnus chez nous : 7 cas de convulsions fbriles pour 100 000 enfants vaccins par vaccin triple rougeole-oreillons-rubole et 10 cas de purpuras pour 300 000 enfants selon une tude finlandaise (cite par le Concours medical du 11 mars 1995), avec des taches hmorragiques ou des ecchymoses dans les trois semaines qui ont suivi la vaccination. Une quipe du Royal Free Hospital de Londres a publi dans le Lancet (29 avril 1995) un article qui conclut que le vaccin contre la rougeole induit un risque de maladie de Crohn. Cette maladie digestive grave est d’origine auto-immune.

Comparant un groupe de 3 500 personnes vaccines il y a trente ans 10 000 personnes du mme ge non vaccines, les chercheurs britanniques ont trouv une proportion trois fois plus importante de maladie de Crohn chez les vaccins que chez les non-vaccins. Cette tude a aussitt soulev une vive polmique, ses contradicteurs lui reprochant, on s’en doute, des failles methodologiques. Mais elle est trs alarmante. Les auteurs de cet article connaissent bien la maladie de Crohn, qu’ils tudient depuis plusieurs annes. Ils estiment que l’augmentation de sa frquence concide avec la généralisation de la vaccination contre la rougeole. Une autre tude publie en 1997 dans le Lancet confirmait un lien possible entre les vaccins contre la rougeole et les oreillons et la maladie de Crohn, ainsi qu’avec l’autisme. Constatant que les cas d’autisme ont augment considrablement depuis l’introduction de ces vaccins dans la rgion nord-est de la Tamise et en Californie, des associations britanniques et amricaines de parents d’enfants autistes, ainsi que le National Vaccine Information Center, association amricaine de parents d’enfants victimes des vaccins, accusent les pouvoirs publics de manipuler les statistiques et rclament des enqutes indpendantes sur la question. La généralisation de la vaccination dans l’enfance a entran une forte diminution du nombre de cas de rougeole en France. Mais, comme cela a t constat aux tats-Unis depuis plusieurs annes, il y a dsormais de nombreux cas de rougeole chez des vaccins ; et surtout, de plus en plus de rougeoles se produisent dsormais un ge o la maladie tait moins frquente autrefois : chez les nourrissons et l’adolescence ou l’ge adulte o les formes svres sont les plus frquentes.

Dans le cas des nourrissons, cela pourrait s’expliquer parce que les mres sont moins frquemment immunises (le nourrisson tant autrefois protg par les anticorps maternels) ; alors que l’immunit procure par la maladie est durable, celle du vaccin est limite dans le temps. Obnubils par leur volont d’radiquer tout prix cette maladie, les pouvoirs publics recommandent depuis 1996 une seconde vaccination l’ge de 6 ans, pour tous les enfants, y compris ceux qui ont dj t vaccins. Il ne s’agit pas d’un rappel, qui n’est pas ncessaire d’un point de vue medical, il s’agit d’une hypothse statistisque selon laquelle on touchera au mieux ainsi les enfants non vaccins, permettant d’lever la couverture vaccinale qui stagne 84 %. En admettant que ce rattrapage soit efficace, il permettra peut-tre de diminuer les rougeoles l’adolescence, mais non pas l’ge adulte. On continuera avoir des femmes non immunises avec deux consquences graves. En cas de rougeole pendant une grossesse, les risques d’avortement ou de malformation congnitale sont presque aussi levs qu’en cas de rubole. Les jeunes mres vaccines dans l’enfance seront dpourvues d’anticorps antirougeoleux et ne protgeront pas leur nourrisson, qui pourra contracter la rougeole un ge o elle est plus dangereuse et alors que le vaccin ne peut pas les protger (avant 12 mois, il est peu efficace et, pour les chercheurs cits ci-dessus, il est mme dangereux). Selon le Groupe medical suisse de reflexion sur le ROR, le nombre de complications relles dues la rougeole et notamment les PESS (panencphalites subsclrosantes) est surestim ; en revanche, les accidents post-vaccinaux sont sous-estims. S’inquitant des modifications de l’ge de survenue de la maladie, il juge la politique de vaccination généralise trs contestable.

 

 

 

 

 

 

 

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