Comment se déroule
une séance avec l'
EMDR
Il est important que le praticien
prenne certaines précautions car il n'est pas
rare que des émotions et réactions vives
puissent être réactivées lors
du protocole.
Le praticien invite la personne à raconter
l'histoire traumatisante et à en revivre mentalement
les sensations.
Une évaluation de l'intensité du stress
est faite et servira de repère pour la progression
de l'évacuation de l'impact.
Après quelques autres points de discussion,
l'exercice peut effectivement commencer.
Tout en pensant à une image significative de
l'événement, le sujet est accompagné
par le praticien dans plusieurs séries de mouvements
des yeux de droite à gauche.
Ce protocole se fait jusqu'à ce que le client
constate une diminution satisfaisante de son angoisse.
Une désensibilisation peut
se faire en quelques séances, voire en une
seule.
Le retraitement ne s'adresse pas
seulement aux émotions mais aussi aux croyances
négatives liées au traumatisme.
L'objectif sera donc d'identifier et d'évaluer
ces croyances limitatives et d'y substituer des croyances
constructives. On modifie ainsi la perception de l'événement
à la lumière des ressources mentales
et émotives positives nouvellement acquises.
A qui
s'adresse l'
EMDR .
L' EMDR
a été utilisé avec les
vétérans de la guerre du Vietnam, à
des victimes d'agressions ou d'accidents, à
des personnes ayant tué involontairement, des
victimes ou témoins d'agressions sexuelles,
etc.
Son champ d'application s'étend aussi au traitement
des dépendances, à l'aide des personnes
handicapées, à celles soumises à
des traitements chimiques lourds, au deuil, mais aussi
au développement et à la récupération
de capacités mentales ou émotives dans
tous les domaines de vie.
Comment expliquer l'efficacité
de la méthode EMDR ?
On ne peut, à ce jour, répondre
précisément à cette question,
on ne peut qu'en constater son efficacité.
Il se peut toute fois que cela viennent du fait qu'un
maximum de canaux sensoriels soient sollicitées.
De cette manière, le sujet peut trouver plus
facilement en lui-même les ressources nécessaires
pour limiter l'impact du traumatisme.
Le mouvement des yeux a pour effet d'activer toutes
les parties du cerveau et fournit au sujet de nouvelles
ressources émotives et cognitives.
Lors du choc traumatique, le processus de traitement
de l'information est " gelé ", comme
peut l'être le corps qui se paralyse momentanément
ou le regard qui se fige. C'est un peu comme si le
temps cérébral s'arrêtait là.
La scène traumatique passe et repasse en boucle
avec son cortège d'émotions et de sensations.
Le mouvement alternatif des yeux semble relancer le
traitement de l'information, permettant à l'individu
de dépasser la phase traumatique, d'en modifier
sa perception et de puiser de nouvelles ressources
dans sa réalité présente, dans
sa propre capacité de faire des choix.